18 juillet 2008
Envie de futile
Je n'ai pas envie de parler des problèmes de santé de bébé parce qu'on va les surmonter et que pour l'instant on attend d'en savoir plus. Je ne pleure pas, je reste optimiste, il va bien, il bouge bien, il a une croissance normale et je suis persuadée qu'on ira ensemble jusqu'à terme.
J'ai envie de continuer de m'occuper de lui, lui offrir une jolie poussette, ranger ses habits propres et repassés dans son placard, lui parler beaucoup et continuer à l'imaginer comme le plus beau du monde !
Tatie Gridou lui a déjà offert son premier livre ! Et ça c'est un super cadeau parce que je souhaite que les livres fassent vraiment parti de son environnement.
Je l'aime très fort, mon bébé ...
16 juillet 2008
Moi, je ne ferais pas la couv' de Voici, c'est sûr !
D’abord parce, contrairement aux apparences, que je n’attends pas des jumeaux !
Et puis parce que mon homme, c’est pas Brad Pitt (c’est mieux mais chuttt !!!)
Et puis moi, je suis pas une bombe quand je mets un short !
C’est vrai, j’ai jamais sauvé l’humanité, non plus , à bien y réfléchir …
Et parce que je n’ai pas monté les marches à Cannes avec une robe de soirée impressionnante !
Mon bébé va naître dans le 9-3, pas sur la Baie
Alors, y’a des fois où je suis un peu jalouse quand même, mais je m’en remettrai …
Sans rancune, Angélina !

15 juillet 2008
Ta mère en short !
Je crois que j’ai compris un truc : je suis définitivement associable ! Bah oui, ça doit être ça parce que ça fait à peine 24 heures que belle-maman est à la maison et que je suis déjà prête à sabrer le champagne à l’idée de son départ dans … euh … quatre jours (putain, quatre jours !).
Déjà, belle-maman, elle ne se déplace pas sans son adorable truc qui ressemblerait à un yorshire. Son chien, c’est tout pour elle. Je le conçois sans problème : mon chien c’est tout pour moi mais après mon homme, mon bébé dans mon ventre, les filles, ma mère, mon frère, ma sœur etc … bref : je l’aime mon chien mais il a encore, je crois, sa place de chien. Et sa place de chien à la maison c’est la terrasse et les endroits avec carrelage parce que mon homme, il s’est cassé le cul à faire un magnifique parquet top moumoute mais super fragile et qu’à l’étage : c’est les chambres et les chambres des humains, c’est pas pour les chiens ! Mais belle-maman, elle, elle laisse son chien vaquer de partout dans l’appartement et devinez où a dormi son clébard ??? Bah tiens, dans la future chambre de mon futur bébé ! Et mon pauvre Monsieur Chien qui aboyait à chaque pétard qu’il entendait hier soir dans la rue, semble être, quant à lui très fatigué et dégouté à l’idée qu’il y a deux poids deux mesures dans cette maison…
Bien sûr, le chien de belle-maman, il mange du gruyère et des bons petits plats et va même jusqu’à liquider la gamelle de mon pauvre toutou, histoire de se rappeler quel goût ça a, des croquettes pour chien …
Belle-maman, aussi, elle nous refait la déco façon Hiroshima après le passage de la bombe nucléaire : en moins de 24 heures on a eu droit a : une trace noire sur le mur repeint en blanc par mon chéri cette année, un évier bouché que mon chéri a débouché ce matin avant de partir au boulot (le tout parsemé de « putain de merde » conventionnel et moi de constater, renonçant à ma grasse-matinée méritée, que mes magazines et mes livres posés à côté ne sont pas waterproof ...), le robinet des w.c. qui coule depuis des heures et des heures (et nous qui faisons attention à ne tirer la chasse que deux fois par jour !), la baignoire du bébé baptisée de crasse, des traces de pattes de chien partout dans l’appartement, des traces bizarres sur mes coussins du canapé que j’avais lavé la semaine dernière, un pipi de chien sur la terrasse, des miettes partout sous la table de la salle à manger, un verre qui traîne jamais lavé (sauf par moi, quinze fois par jour) et comble du comble : des w.c. qui puent la clope !!! Oui, elle fume dans mes chiottes !!!! (alors que chéri et moi, on s’est décarcassé pour faire un joli « fumoir » sur la terrasse … Alors, imaginez que je n’ose même pas regarder dans quel état est la chambre dans laquelle elle et son sac à poils avant ont dormi : j’ai décliné à mon homme toute responsabilité s’il manque à l’appel un petit poney de la Crecre.
En plus, je ne sais pas pourquoi belle-maman est là, au bout du compte. Peut-être y avait-il besoin d’un agent double pour surveiller mes faits et gestes durant mes premiers jours de congé mat’ (avouez que j’en ai de la chance !) : parce que belle-maman, elle ne veut rien faire d’autre que promener son chien et faire des mots croisés. Je lui ai proposé de sortir : elle ne veut pas. Regarder un film, faire un jeu, ça ne l’intéresse pas non plus. J’ai tenté d’ouvrir la conversation ce midi mais très vite elle m’a parlé de « la femme de son fils » et là, ça m’a bien gonflée. Même la perspective de me voir avec mon gros bidon offrant un fils au sien, semble la laisser de marbre. Alors, moi, je la laisse avec ses mots croisés. Au bout d’un moment je ne peux plus rien faire… mais il y a un truc qui est sûr, c’est que la prochaine fois que je vais chez elle, je ne m’extase plus devant son lapin aux champignons ou ses frites soi disant exceptionnelles parce que le seul compliment culinaire que j’ai entendu jusqu’à présent c’est sur la tranche de jambon posée sur les crêpes que je me suis cassée le cul à faire hier soir posée avec amour par son fiston. Rien de rien à mon égard…
A la base, je m’en fous, mais c’est juste que le fiston en question, lui, il est au boulot et que c’est moi qui me paie la tête à tête avec sa maman.
Mon fils, quand je serai vieille et chiante, n’hésite pas à me rappeler que c’est vachement mieux le « chacun chez soi » quand j’aurai envie de débarquer chez toi avec mon chien-chien. Faudra pas que je t’en veuille !
p.s. : excuse-moi chéri de tailler un short à ta chère maman, mais ça défoule, et il paraît qu’il faut que je limite les contrariétés dans les temps qui viennent : c’est pas bon pour le bébé !!!
J'assume, je crois, d'être associable, et je me demande si je ne suis pas la seule, au bout du compte (on a déjà ça en commun ..hihihih !!!)
10 juillet 2008
Quatre mois
Hihihi, j'ai comme une excitation de veille de vacances. D’ailleurs ce matin, j’ai mis ma robe à bretelles et mes nu-pieds. Mon bureau est presque rangé, mes dossiers presque transmis à mes collègues, mes au revoirs pas encore faits (et je ne suis même pas sûre de pouvoir les faire : il y a certaines personnes que je ne reverrai plus, et je ne veux pas encore pleurer …).
Ce soir, je vois mon médecin et il devrait me remettre le sésame que j’attends avec impatience : l’arrêt de travail, le congé maternité, le congé pathologique.. bref : demain, je n’irai pas travailler !
Quatre mois ! Quatre mois à la maison … Je n’ose y penser. J’ai peur d’être désarmée au début. Parce que même si je passe mes journées à râler : j’aime bien mon boulot, j’aime papoter avec ma collègue et passer mes journées avec mon chéri … tout ça, je vais devoir m’en passer pendant quatre mois !
Et puis cette période, je l’appréhende aussi : du repos ! Je ne sais plus vraiment faire. J’aime être active. Et je crains que les circonstances m’obligent à l’être encore un peu. Il va falloir dans un premier temps que je me ménage : je ne sais pas faire ça ou si peu ! C’est bizarre tout de même de sentir que physiquement, on a plus la même énergie …
Et durant cette période, il se passera un événement qui va chambouler ma vie définitivement. Et ça fait toujours un peu peur le « définitif ». Aujourd’hui, il n’y a plus de porte de secours, ça c’est sûr ! Même un grand bonheur qui se profile, ça fait un peu peur quand même …
Enfin, durant cette période, je serai mère. J’apprendrai à connaître mon enfant, à m’en occuper jours et nuits et à m’en défaire un peu pour appréhender mon retour à l’Usine à Gaz…
Ces quatre mois, c’est une parenthèse dans ma vie, ou un virage. Je ne sais pas encore. Mais ils vont créer une belle révolution en moi, c’est certain. Alors aujourd’hui, je me sens comme une enfant la veille des vacances, période pleine de promesses, excitée, fébrile.
En tout cas, dès demain, je vais pouvoir passer mes journées complètes avec lui, et je suis sûre qu’il sera heureux !
06 juillet 2008
Il m’épatera toujours !
L’épreuve Ikéa est enfin passée pour mon chéri. Bon, je n’ai pas franchement passé une heure et demi dans le rayon puériculture mais l’essentiel est là : il y a un beau lit à barreaux blanc qui n’attend qu’à être monté maintenant à la maison !
Je reste quand même déroutée par le raisonnement de mon chéri. Pour preuve, alors qu’il me démontre que bons nombres d’achats pour le bébé peuvent se faire tranquillement, après sa naissance, d’autres semblent nettement plus urgents. De même, il n’est pas bon de pourrir cet enfant, c’est une question de principe, presque !
Pour exemple : il n’est pas nécessaire d’acheter la couette aujourd’hui : la gigoteuse suffira ! Ok, ok, j’ai renoncé à l’achat de l’ensemble trop mignon de draps avec les grenouilles qui se font des bisous. Mais je l’ai prévenu, l’homme : il sera obligé de me ramener d’ici six mois chez le marchand suédois ! Par contre, il s’est précipité vers le rayon bavoirs et voilà ce pauvre petit affublé de deux bavoirs plastifiés plus grands que lui. J’ai beau avoir tenté de raisonner le futur papa en lui disant que les randouillis dûs au lait ne nécessitaient pas vraiment ces bavoirs de compétition, il semblait tellement fier de cet achat que je ne l’en ai finalement pas empêché …
On a quand même évité le pire avec le lit … chéri s’est précipité vers le moins cher mais m’a laissé foncer vers celui que je reluque depuis six mois … il n’est pas bête non plus mon homme ! Sur ce coup-là, il a cédé … (je me demande si ce n’est pas ça finalement la vie de couple, une successions de renoncements ..)
Mais pas d’achat superflu non plus ! Il a vite quitté le rayon, presque prêt à m’égarer entre les peignoirs … et vlan, il s’arrête net devant les peluches et prend sans aucune hésitation un nounours qui complètera la collection de bébé. C’est vrai qu’on est dans l’utile …
Et sur le parking, le débat continue encore entre le nécessaire et le superflu, n’hésitant pas à lui rappeler que pendant que j’achète les bodies, lui a déjà investit dans les cubes, les peluches et même la toise (qui va jusqu’à 1,50m quand même !). Alors que je lui parle de la chaise haute qu’il faudra bientôt acheter, il me demande avec sarcasme quand même si j’ai déjà choisi la marque du scooter ! grrrr je lui botterais les fesses à mon homme parfois, si je n’avais pas la souplesse d’un hippopotame !
Je commence à fatiguer dans le centre commercial d’à côté … n’ose plus rien dire quand mon chéri regarde avec admiration une voiture télécommandée, n’entre même pas voir les soldes chez Petit Bateau (je sais que je vais le regretter … mais là, j’étais super crevée quand même !) et m’écroule au comptoir de Aubert comme au PMU du coin devant un verre de jaja, demandant à l’aimable vendeuse des renseignements sur la poussette (achat non urgent aux yeux de mon homme, soit dit en passant ..). Quand je pense que la veille, non étions chez un couple d’amis qui prenaient part au débat : l’homme raisonnant à la dernière minute et la femme également prévoyante, m’encourageant dans mon planning achats-bébé. Y’aurait comme un atavisme chez les deux compères, quand même … Donc, alors que j’étais en train d’agonir au rayon poussettes, mon homme fait un tour dans le magasin, règne du luxe inutile pour bébé … et là, il s’arrête devant le top du top du transat : à moteur qui balance et berce automatiquement bébé … alors je quitte le magasin amusée promettant à mon chéri que les achats n’étaient pas terminés et qu’on aurait bien le temps de trancher entre le transat basic et le super ergonomique sur lequel il a flashé (et chez Ikea, il hésitait à acheter à son fils une couverture …). Enfin, au bout du compte, déjà concernant les achats basiques, on a du pain sur la planche, alors ne me parler pas de fondamentaux éducatifs .. j’en ai déjà mal à la tête !
04 juillet 2008
Les sanglots longs
Il faudrait pas s’affoler, mais j’arrête pas de pleurer !
Oh c’est sûrement les hormones qui me jouent des tours, et mine de rien, je sens que ma vie va être chamboulée d’ici peu et y’a de quoi flipper quand même. Le bonheur aussi me fait pleurer, vous savez …
Et je dors mal aussi, trop peu. Donc j’ai les nerfs à fleur de peau. Je plains mon chéri qui vit 24h/24 avec moi : il subit tout ! A tel point qu’hier, je me mouchais encore dans son tee-shirt et lui parlait à son fils, à travers mon bidon « elle est chiante ta maman à pleureur tout le temps, tu sais » avec sa voix la plus douce. Là j’ai craqué, il est trop mignon, mon amour ..Et re-belotte, les larmes coulent …
Ce qui est dramatique dans mon cas, c’est que je pleure autant pour des choses importantes que pour des petites contrariétés, voire même pour des choses qui ne me concernent pas directement.
Mon chéri soupir de lassitude à l’idée de faire les magasins ce week-end : je pleure. Il n’appelle pas son avocate : je pleure. L’ours polaire s’épuise à mort à cause du réchauffement climatique dans le reportage d’ARTE : je pleure. Ingrid Bétancourt, le regard lumineux, retrouve ses enfants : je pleure.
Je pleure facilement, c’est une façon peut-être pour moi de me laver de mes émotions, de les faire sortir. Après ça va mieux. Je me sens calme, sereine et reposée. Mais c’est quand même impressionnant à vivre et parfois chiant tant pur mon entourage que pour moi.
Et j’ai comme l’impression que dans quelques semaines, quand on mettra mon petit garçon sur mon ventre pour la première fois, je vais beaucoup pleurer…
02 juillet 2008
Incomprise au boulot (ça faisait longtemps que je ne m'étais pas plainte, n'est-ce pas ?)
Je déteste au boulot :
Quand je quitte mon bureau e annonce à mes collègues que je vais à tel ou tel endroit dans les locaux pour les prévenir .. et me rend compte qu’ils sont eux partis sans me prévenir…
Que tous les prétextes du monde soient évoqués pour qu’ils n’aillent pas à des réunions où je représente seule le service et qu’il faille leur faire un compte-rendu précis par la suite …
Que parmi les critères de « repêchage » lors du licenciement massif de la boîte il y ait le statut marital en 2007 : parce que si tu fais un bébé –officiellement seule- en 2008, tu peux être virée quand même !
Que mon chef me promette de superbes projets lors de l’entretien annuel en début d’année et que partant bientôt pour quelques mois, je n’ai rien vu venir à moi …
Que des glandeurs notoires aient de plus belles primes que moi, "pour les motiver"...
Que tout le monde se tire dans les pattes par mails interposés mais que tout le monde se foute de son travail …
Je compte les jours qui m’amènent vers le congé maternité, avec délectation !!!



